
Ces derniers mois, plusieurs microfinances camerounaises ont été placées sous administration provisoire ou dirigées vers la liquidation par la COBAC, le régulateur bancaire de la zone CEMAC. Cette série de sanctions ravive l'inquiétude des épargnants. Voici ce qu'elle signifie concrètement pour votre argent - et ce que vous pouvez faire.
Quels établissements sont concernés ?
Selon les informations rapportées par la presse économique (Investir au Cameroun, Agence Ecofin et EcoMatin), plusieurs EMF ont fait l'objet de mesures disciplinaires :
- Unics Plc a été placée sous administration provisoire pour six mois ; l'établissement compterait environ 68 000 clients, selon EcoMatin.
- CECIL a d'abord été placée sous administration provisoire, avant de voir son agrément retiré et sa mise en liquidation ordonnée, rapporte EcoMatin.
- Cepac Solidarité (Caisse d'épargne et de crédit de la Solidarité) a été placée sous administration provisoire pour six mois par une décision datée du 20 mars 2025, selon Expression Économique.
- Idev aurait, pour sa part, été orientée directement vers la liquidation.
Ces mesures émanent de décisions de la COBAC ; nous les rapportons en l'état des informations publiées et les mettrons à jour à mesure que les décisions officielles seront confirmées.
Administration provisoire, retrait d'agrément, liquidation : quelles différences ?
L'administration provisoire est une mesure de sauvetage : la COBAC dessaisit les dirigeants et nomme un administrateur chargé de redresser l'établissement ou d'en organiser la sortie ordonnée. Le retrait d'agrément prive l'EMF du droit d'exercer. La liquidation, elle, signe la fin de l'activité : un liquidateur réalise les actifs pour rembourser, dans la mesure du possible, les créanciers et les épargnants.
Ce que ça implique pour les déposants
Pour les déposants, ces procédures se traduisent souvent par un blocage temporaire des retraits et une longue attente. Le remboursement dépend de ce qui reste dans les caisses de l'établissement - d'où l'importance de choisir, en amont, une microfinance solide et agréée.
Vos réflexes si vous êtes concerné
- Rapprochez-vous de l'administrateur ou du liquidateur désigné.
- Conservez tous vos justificatifs : livret, reçus de dépôt, relevés.
- Déclarez votre créance dans les délais indiqués.
- Méfiez-vous des intermédiaires qui promettraient, contre commission, de récupérer votre argent plus vite.
Aussi douloureuses soient-elles pour les épargnants touchés, ces sanctions traduisent un durcissement de la supervision : en assainissant le secteur, le régulateur cherche à protéger l'épargne collective sur le long terme.
À retenir : plusieurs EMF (Unics, CECIL, Cepac Solidarité, Idev) ont été sanctionnées par la COBAC. Si votre microfinance est concernée, rassemblez vos preuves de dépôt et rapprochez-vous de l'administrateur ou du liquidateur ; ne confiez jamais vos papiers à un « intermédiaire » qui promet un remboursement accéléré.
Vérifié le 10/07/2026. Sources :
- Microfinance : administration provisoire et faillite s'enchaînent, les épargnants s'inquiètent (Investir au Cameroun)
- Cameroun microfinance : administration provisoire et faillite s'enchaînent (Agence Ecofin)
- La COBAC retire l'agrément de la CECIL et ordonne sa liquidation (EcoMatin)
- La COBAC place Unics Plc sous administration provisoire (EcoMatin)
- La Cepac sous administration provisoire pour 6 mois (Expression Économique)
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